Combattre les mines & les BASM

non-au-basm.jpg Depuis 1992, plusieurs millions de citoyens se sont mobilisés contre les mines antipersonnel, répondant à l’appel de Handicap International et des cinq autres ONG fondatrices de la Campagne Internationale pour Interdire les Mines Antipersonnel (ICBL). Cette mobilisation exceptionnelle, une première en droit international, a abouti, en décembre 1997, à la signature du Traité d’Ottawa, interdisant les mines antipersonnel,  et a été récompensée, la même année, par le prix Nobel de la paix. Partout dans le monde, les signataires ont pu se réjouir de cette victoire, prouvant que l’engagement de chacun peut beaucoup.

Aujourd’hui, alors que les mines et munitions non explosées continuent de tuer et mutiler une personne toutes les 30 minutes, l’association poursuit son combat contre les armes des lâches. Ainsi, elle continue à faire pression sur les 40 Etats, dont la Russie, la Chine et les Etats-Unis, qui refusent toujours de signer le traité d’interdiction des mines antipersonnel, et dénonce le cynisme avec lequel certains Etats utilisent, fabriquent et vendent des bombes à sous-munitions, alors qu’elles violent ouvertement le droit international humanitaire. Comme lors du processus qui a amené à l’interdiction des mines antipersonnel, elle invite les citoyens de France et d’Europe à se mobiliser pour obtenir leur interdiction.

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Les sous-munitions sont des mini-bombes regroupées par dizaines ou par centaines dans des conteneurs.Disséminées au hasard de leur largage sur des surfaces très larges pouvant atteindre plusieurs centaines d’hectares, elles sont susceptibles d’atteindre des zones civiles. Et 5 à 40 % d’entre elles n’explosent pas au premier impact, se transformant de fait en véritables mines interpersonnelles. Au moindre contact, elles mutilent, brûlent grièvement ou tuent. Plusieurs millions de sous-munitions ont été déversées lors des derniers conflits, sur l’Irak, l’Afghanistan et le Kosovo, faisant des milliers de victimes… Les sous-munitions non explosées, gisant sur le sol, dans les arbres ou sur le toit des maisons, représentent une menace permanente pour les civils. Parmi les victimes des mines antipersonnel, et engins non explosés au premier impact dont les sous-munitions, 85 % sont des civils, et 23 % des enfants !

hand-0103.jpgPour les victimes de ces armes, comme pour ceux qui luttent contre elles, il n’y a aucune différence entre une mine et une sous-munition non explosée : elles sont capables des mêmes atrocités, et bafouent les règles du droit international humanitaire, qui impose aux belligérants, en toutes circonstances, de faire la distinction entre civils et cibles militaires.
Pourtant, alors que les mines antipersonnel sont interdites, les bombes à sous-munitions sont considérées comme légales ; leur utilisation n’est pas limitée. De nombreux pays, dont la France, continuent de produire, d’utiliser et d’exporter ces armes.

Contre la barbarie, chaque geste compte.
Cliquez sur le lien pour signer la pétition et agir contre les bombes à sous munitions et leurs atrocités. Si vous hésitez, imaginez un instant qu’il y en ait en France et que vous trembliez d’être mutilé lors d’une balade ou que vos enfants sautent dessus quand ils  jouent autour de la maison.

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